Interview de la semaine

« Alan essaye d’être compétitif en termes de tarifs »

Par Thierry gouby, chef de rubrique - Le 12/10/2017

Jean-Charles Samuelian, cofondateur et CEO d'Alan

Quelques semaines seulement après son entrée sur le marché de la prévoyance, Alan s’attaque à la souscription sur Smartphone. Jean-Charles Samuelian, son fondateur, fait le point sur l’actualité de l’AssurTech. 

Quel bilan tirez-vous depuis le lancement d’Alan ?

Nous maintenons notre belle croissance sur notre activité santé dédiée aux petites et moyennes entreprises et elles sont plusieurs à nous rejoindre chaque jour. En parallèle, nous enregistrons une hausse de notre activité sur les TNS, même si nous avons fait peu de communication sur ce segment.

Ce sont deux marchés importants en forte croissance et avec une demande accrue de solutions d’assurance, ce qui nous permet d’être performants. L’étape suivante pour Alan concerne aujourd’hui le lancement d'une offre de prévoyance.

Justement, pourquoi vous lancer sur la prévoyance ?

Nous avions prévu de nous lancer sur ce segment plus tardivement mais compte-tenu de la forte demande d’entreprises déjà couvertes chez Alan en santé, nous avons dû avancer notre « road map ». A l’image de notre offre TNS, construite en moins de trois semaines, nous avons mis sur pied très rapidement une offre prévoyance, notamment à destination des entreprises qui ne sont pas encore équipées. 

Dans le même esprit de simplicité et de rapidité de souscription qui caractérise Alan, nous proposons des couvertures prévoyance simples et lisibles en cas d’arrêt de travail, et des garanties en cas d’invalidité permanente ou en cas de décès. In fine, nous voulons encourager les entreprises qui souhaitent nous rejoindre à souscrire en même temps une couverture santé et prévoyance directement en ligne.

Quel est le profil des entreprises qui composent votre portefeuille ?

Notre approche est d’accompagner des entreprises qui nous ressemblent, en phase de croissance, quels que soient leurs domaines d’activité. Nous avons des entreprises très diverses allant de l'artisan à la PME en passant par la start-up. Sur le volet prévoyance, nous voyons large. Nous nous sommes positionnés sur plusieurs branches professionnelles (SynTech, publicité, CDNA, etc.) avec des couvertures au-delà des minima.

Nous sommes conscients que beaucoup d’opérateurs nous observent, en dehors, mais aussi dans le secteur de l’assurance. Nous avons des discussions ouvertes avec de nombreux acteurs pour tenter de toucher le plus grand nombre d’assurés et de coller à leurs attentes, même si pour l’heure nous restons davantage concentrés sur nos produits que sur nos cibles.

Votre niveau tarifaire se trouve dans la moyenne du marché, comptez-vous être plus agressif à l’avenir ?

Concernant notre tarification, nous essayons d’être compétitifs en pilotant de près notre portefeuille. Nous avons fait le pari de proposer des couvertures complètes sans aller vers les extrêmes de certaines offres premium ou low cost. Aujourd’hui, ce choix n’est pas remis en cause et la croissance de notre portefeuille est un très bon indicateur de compétitivité. 

Votre méthode de vente et de distribution vous convient-elle ? Est-elle perfectible ? Songez-vous à la faire évoluer ?

Nous travaillons quotidiennement à la simplification de nos outils de souscription. Mais cette priorité peut changer. Alan est une AssurTech qui développe technologies et produits et nous avons profité d’un marché de la santé bouleversé par l’ANI. Si le contexte change, nous nous adapterons.

Nous explorons désormais les possibilités offertes par le Smartphone et nous venons de déployer notre application mobile, laquelle permet notamment aux utilisateurs de gérer leurs factures, un décompte ou un devis, d'accéder à la carte Alan ou même de dialoguer avec l'équipe.

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