Interview de la semaine

« Humanis souhaite renforcer son maillage territorial »

Par Geneviève Allaire, Journaliste - Le 18/01/2018

Olivier Mesnard, directeur général d'Humanis

Olivier Mesnard a pris les rênes du groupe Humanis fin août 2017 après le départ de Jean-Pierre Ménanteau. Le nouveau directeur général nous livre ses priorités et indique les impulsions qu’il entend donner pour favoriser le développement d’Humanis.

Vous avez repris la direction du groupe cet été. Quelles sont vos priorités ?

Dans un marché très concurrentiel, notamment en complémentaire santé avec l’ANI, nous souhaitons renforcer notre maillage du territoire à la fois dans les Hauts-de-France où Humanis a une présence très marquée, en Auvergne-Rhône-Alpes, et dans la région Centre, trois zones où notre groupe est bien implanté. Dans cette optique, nous allons aussi capitaliser sur nos sites de Montpellier, Toulouse et Nice pour asseoir notre présence car les entreprises éprouvent le besoin d’être à proximité de leur assureur. Le courtage peut nous y aider. Après un temps d’adaptation dû au changement d’outil informatique, les relations entre ces apporteurs d’affaires et Humanis se développent. La proportion de saisies des courtiers a augmenté de moitié entre 2016 et 2017. Une autre de nos priorités est d’apporter à nos assurés la garantie d’être dans une amélioration continue de nos process et services. Notre gestion et notre relation clients ont vu récemment leur certification renouvelée et nous travaillons actuellement à la certification du processus de liquidation des pensions de retraite. Autre priorité : le big data. Initié au début de l’année 2017, le projet Atlas vise à moderniser et industrialiser la gestion des données en vue d’améliorer la connaissance des assurés, de renforcer la gestion des risques et d’augmenter l’efficacité opérationnelle. Microsoft nous accompagne dans cette démarche de long terme et Atlas sera finalisé d'ici cinq ans.

Où en est Humanis vis-à-vis de la déclaration sociale nominative (DSN) ?

Quasiment la totalité des entreprises s’est saisie de la DSN. A ce stade, elle n’est pas encore vécue comme une simplification car les personnes en charge des ressources humaines dans les entreprises comme les organismes sociaux traversent une phase de rodage. En assurance de personnes, la DSN a des impacts sur tous les grands process (affiliation, gestion…). S’il y avait encore des trous dans les transmissions des entreprises jusque-là, cela ne devrait plus être le cas en 2018. Nous allons automatiser l’ensemble de nos portefeuilles cette année. Entre autres, ce nouveau mode de transmission des informations facilite la prise en charge des arrêts de travail ou le calcul de la rente en cas d’incapacité de travail.

Quels sont les segments sur lesquels Humanis entend se développer ?

Notre politique de souscription est saine pour l’ensemble des segments, contrairement à certains acteurs qui misent sur des prix bas, quitte à opérer des rattrapages les années suivantes. Nous avons des positions historiques sur les grands comptes que nous entendons continuer à faire croître car le savoir-faire d’Humanis sur ce plan est reconnu. Par ailleurs, nous souhaitons poursuivre notre développement sur la protection sociale des branches professionnelles et Adéis, qui regroupe quatre institutions de prévoyance dont Humanis, est un lieu où le paritarisme prend tout son sens. De plus, nous allons renforcer notre présence auprès des experts-comptables, véritables prescripteurs d’assurances pour les PME.

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