Dépêches

Etude et baromètre — 20/09/2018

Ballon Generali : 2018 marquée par un épisode de pollution à l’ozone, année record depuis 2003


(AOF) - Depuis 2013, Generali (France) est partenaire du ballon de Paris afin de financer les recherches du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) destinées à mieux comprendre les impacts sanitaires de la pollution de l’air qui coûte six mois d’espérance de vie aux Franciliens selon l’étude APHEKOM (Improving Knowledge and Communication on Air Pollution and Health in Europe – 2012). Depuis mars 2018, l’installation d’une nouvelle version du ballon Generali permet d’aller plus loin sur les connaissances de la composition de l’air que respirent les Parisiens.

D'après les conclusions des cinq partenaires du ballon – La Mairie de Paris, Airparif, le CNRS, Generali et Aérophile – l'épisode de pollution le plus exceptionnel cette année a concerné l'ozone (O3). Ce dernier est un polluant dit "secondaire", c'est-à-dire qu'il n'est pas rejeté directement dans l'atmosphère (au niveau d'un pot d'échappement ou d'une cheminée) mais il provient de la transformation chimique d'autres polluants : les oxydes d'azote (NOx) et les Composés Organiques Volatils (COV), sous l'action des rayons UV du soleil et en cas de fortes chaleurs C'est donc un polluant "estival" dont les concentrations sont très corrélées à l'ensoleillement et aux températures élevées.

Des niveaux soutenus d'ozone dépassant le seuil d'information pour l'O3 (180 µg/m3) ont été enregistrés pendant plusieurs journées isolées en juillet, puis six jours consécutifs (du 23 au 27 juillet) et entre le 3 et 7 août 2018. La procédure d'alerte a été déclenchée compte tenu de la persistance du phénomène. Les températures élevées et le fort ensoleillement ont été propices à la fabrication d'ozone à partir de polluants émis directement sur la région, qui se sont ajoutés à des imports en provenance d'autres régions.

Pour la première fois, des mesures des concentrations d'ozone sur une échelle verticale ont pu être également réalisées grâce à l'analyseur installé à bord du ballon par le Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA) du CNRS. Celui-ci a ainsi mis en évidence un gradient vertical des concentrations d'ozone mesurées, un résultat qui représente une première scientifique et est en cours d'analyse.

2018 Agence Option Finance (AOF) - Tous droits de reproduction réservés par AOF. AOF collecte ses données auprès des sources qu'elle considère les plus sûres. Toutefois, le lecteur reste seul responsable de leur interprétation et de l'utilisation des informations mises à sa disposition. Ainsi le lecteur devra tenir AOF et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation. Agence Option Finance (AOF) est une marque du groupe Option Finance