Dépêches

Etude et baromètre — 14/12/2018

Risques-cyber : les PME, cibles prioritaires, connaissent mal les mesures de protection


(AOF) - En octobre 2018, le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi a annoncé un plan à destination de 2 millions de TPE/PME afin de diffuser les bonnes pratiques en matière de sécurité informatique. Une annonce intervenue quelques mois après le lancement de la plateforme cybermalveillance.gouv.fr, également destinée à la sensibilisation des publics vulnérables, dont les PME, cibles prioritaires pour les cyber-criminels, selon une étude IFOP pour Kaspersky Lab et Euler Hermes.

Malgré les efforts du gouvernement, moins de 50 % des décisionnaires au sein des PME sont informés des efforts de sensibilisation et de protection mis en place par les organisations officielles (CNIL, ANSSI, gouvernement, etc).

Un constat préoccupant lorsque l'on sait qu'au cours des 12 derniers mois, 21 % des PME ont été victimes d'une cyber-attaque. La plupart du temps, le coût de ces attaques ne dépasse pas les 10 000 euros (64 %), bien qu'il soit parfois beaucoup plus élevé. 14 % des répondants admettent que les attaques leur ont coûté plus de 51 000 euros, et même plus de 100 000 euros pour 6 % d'entre eux.

"Trois conséquences du top 5 font directement référence à un impact financier. Les PME françaises ont compris que leur trésorerie est en première ligne, mais prennent-elles les dispositions nécessaires pour se protéger ?", s'interroge Sébastien Hager, Responsable de la souscription assurance fraude chez Euler Hermes France.

"La perte financière liée à une fraude ou une cyber-attaque est assurable, ce qui signifie que les entreprises n'ont pas à en supporter le préjudice. Pourtant, le choix de l'assurance reste minoritaire : moins d'une PME sur deux est assurée contre ces risques. Les PME sont conscientes de leur exposition, mais pas des moyens qui existent pour la réduire", explique Sébastien Hager.

Révélateur du manque de sensibilisation des PME aux évolutions réglementations et les obligations qui les accompagnent, seuls 9 % des répondants craignent le versement d'une ou plusieurs amendes. Le risque est pourtant bien réel, lorsque l'on sait qu'en 2018, la CNIL a enregistré près de 10 000 plaintes (dont 6 000 depuis le 25 mai et la mise en application du RGPD), soit 35 % de plus qu'en 2017.

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