Dépêches

Etude et baromètre — 02/06/2020

Les délais de paiement des entreprises chinoises sont restés stables en 2019, selon Coface


(AOF) - La dernière enquête de Coface sur les paiements des entreprises chinoises a montré que 66% des entreprises interrogées ont déclaré avoir connu des retards de paiement en 2019. Si les délais de paiement moyens sont restés stables à 86 jours en 2019, la part de délai moyen supérieur à 120 jours a quasiment doublé en deux ans, passant de 12% en 2017 à 23 % en 2019. En pratique, 50 % des sociétés interrogées ont proposé des délais de paiement supérieurs à 120 jours. Les secteurs qui ont été les plus touchés par les mesures de confinement devraient retarder leurs paiements pour survivre en 2020.

Sur l'année 2019, les retards de paiement se sont également détériorés en Chine. La proportion d'entreprises ayant connu des retards de paiement supérieurs à 120 jours a atteint 37 % en 2019, soit 6 points de plus qu'en 2018. De plus, plus d'un quart des entreprises (27%) connait des retards de paiement ultra-longs (ULPD, plus de 180 jours) dont le montant dépasse 10 % de leur chiffre d'affaires annuel. Si ces volumes constituent une part importante du chiffre d'affaires annuel, la trésorerie d'une entreprise peut être menacée, ce qui est inquiétant en cas de chocs exogènes comme avec le Covid-19.

Une augmentation des défauts de paiement des obligations d'entreprises et des insolvabilités dans les secteurs qui ont connu une accumulation de risques de trésorerie en 2019 est à prévoir. Les secteurs où la proportion d'ULPD (dont le montant dépasse 10 % de leur chiffre d'affaires annuel) est la plus élevée sont la construction (30 %), les transports (30 %), l'énergie (29 %) et l'automobile (28 %). A la suite des perturbations causées par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, le secteur des TIC a enregistré la plus forte hausse des délais de paiement (+ 12 jours) pour atteindre 102 jours. Si tous les secteurs sont exposés à ces risques, ceux qui sont entrés dans la crise en position de force, avec une trésorerie suffisante, ont de meilleures chances de maintien de leur activité.

En fait, les entreprises pourraient se trouver dans une position de faiblesse plus importante que l'an passé pour résister à l'impact du choc du Covid-19 : 40 % ont admis qu'elles n'ont pas eu recours à des outils de gestion du crédit pour atténuer les risques de trésorerie en 2019, alors que seulement 17 % ont reconnu avoir recours à l'assurance-crédit.

2020 Agence Option Finance (AOF) - Tous droits de reproduction réservés par AOF. AOF collecte ses données auprès des sources qu'elle considère les plus sûres. Toutefois, le lecteur reste seul responsable de leur interprétation et de l'utilisation des informations mises à sa disposition. Ainsi le lecteur devra tenir AOF et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation. Agence Option Finance (AOF) est une marque du groupe Option Finance