Dépêches

Étude et baromètre — 23/11/2016

Edition 2016 du baromètre des décideurs de l'assurance

80%: c'est la part des acteurs qui considèrent "probable" une disruption du secteur de l'assurance en France.

Eurogroup Consulting publie son 13e baromètre des Décideurs de l'assurance révélant des perspectives de croissance pour 2016 - 2017 sous forme de consensus sur l'assurance vie et la prévoyance mais assez partagé pour les autres marchés. Alors que les assureurs étaient 87% en 2015 à être optimistes quant à l'avenir de l'assurance en UC, cette part descend à 63% concernant l'avenir de ces produits pour 2017. Ce sentiment résulte notamment des "menaces" réglementaires et de l'environnement de taux de marché défavorable, bien que la collecte brute sur le 1er semestre 2016 soit exceptionnelle. Le marché de la santé voit quant à lui, 43% des assureurs optimistes quant à son accélération en 2017, pouvant être expliqué par une absence de visibilité des effets des réformes en cours sur la prime moyenne en santé ou encore la conviction que les désengagements du régime obligatoire vont se poursuivre. Le marché de la prévoyance est associé à l'optimisme par près de 62% des répondants, expliqué par les accords de sauvetage de l'AGIRC ARRCO et le retour annoncé des clauses de désignations qui pourraient avoir une incidence sur les couvertures prévoyance.

Les marchés de l'assurance auto et MRH sont plus partagés avec des sentiments d'optimisme respectifs de 36% et 21%. Sur ces activités, les bancassureurs continuent de gagner des parts de marchés, boostés par la Loi Hamon et la renégociation des crédits immobiliers. En terme de services, les répondants identifient leurs principaux axes de développement sur les services d'assistance à la personne, l'intégration des nouvelles technologies dans l'offre de produits ou encore l'élargissement de partenariat d'offre de distribution. Par ailleurs, l'amélioration de la performance commerciale reste l'enjeu numéro 1 du secteur depuis 3 ans tandis que les impacts de solvabilité 2 et le risque des taux placent les risques financiers en tête des préoccupations des assureurs. Enfin, 1 acteur interrogé sur 3 considèrent "très probable" ou "certain"  un disruption du secteur de l'assurance, mettant en avant l'évolution des usages et business model ou encore l'arrivée de nouvelles technologies permettant de révolutionner l'approche traditionnelle de l'assurance.

Source : eurogroupconsulting.fr (Communiqué de presse du 18 novembre 2016)